Le blog de la Ferme des Valentins

Le site Les belles histoires On aime aussi Idées séjours Livre d'or Diaporama Contacts

dimanche, décembre 28 2008

Faune sauvage à Crupies

François, le propriétaire des lieux, est passionné par la nature. Il consacre beaucoup de temps à l'observation de la faune et de la flore dans l'enceinte de la ferme des Valentins et aux alentours. En exclusivité, voici une première vidéo qui vous permettra de bien faire la différence, en tous cas je l'espère, entre les chevreuils et les biches du cerf. A suivre...


Faune
envoyé par oudoudoud

vendredi, décembre 19 2008

Culture et terroir

photo1.jpg Le village perché du Poët-Laval : Vous apprécierez certainement une visite du village perché du Poët-Laval non loin de la ferme des Valentins. Ce village est labelisé "Plus beaux Villages de France". Au milieu des lavandes et des blés, l'ancienne commanderie de l'ordre de Malte est un village en forme de pyramide coiffé d'un château et d'une chapelle romane. Sur un site escarpé de la vallée du Jabron, ce village médiéval s'inscrit dans un superbe panorama de contreforts boisés. Patrimoine opulent de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem. Vous reviendrez de cette visite en passant par le village de Comps, par exemple, pour visiter la chapelle Romane du même nom récemment restaurée et qui constitue un patrimoine religieux et historique remarquable, qui mérite largement le détour.

Découvrir le terroir : Le pays de la Drôme et ses environs se caractérise par un terroir viticole particulièrement riche. La route des vins est toute proche, nous vous conseillerons pour découvrir les caves des AOC COTEAUX DU TRICASTIN, des AOC COTES DU RHONE, des vins de l'HERMITAGE, de CROZE L'HERMITAGE, de VINSOBRES, des AOC COTEAUX DU TRICASTIN, des AOC DES VINS DE DIE, des AOC CHATILLON EN DIOIS et des VINS DE PAYS sans oublier les APERITIFS ET LIQUEURS dont la fameuse CLAIRETTE DE DIE. Vous pourrez vous rendre le jeudi matin au marché de Nyons et y découvrir d'autres produits du terroir renommés comme l'huile d'olive et les olives de Nyons... Et pour les amateurs de confiseries, faite le plein de Nougat à Montélimar !

BSDEF-CCPD_DIEULEFIT_ORIGINAL-T.ROCCA-01.jpg Les poteries de Dieulefit : Le pays de Dieulefit est connu depuis toujours pour ses célèbres poteries. Aujourd'hui encore, les ateliers de poterie et de céramiques en tous genres sont présents et vous permettront de découvrir l'art de la céramique à la mode de Dieulefit. Les potiers et céramistes Dieulefit Original vous sont particulièrement recommandés de par la qualité exceptionnelle de leur travail et leurs pièces originales qui vont de la poterie utilitaire à la poterie d'art à travers des oeuvres en céramiques et en bronze. Pour connaître les ateliers ouverts à la visite, vous pouvez visiter un site consacré aux ateliers de céramiques labelisés Dieulefit Original.

Sports extrèmes

Motos Un vol en parapente Profitez de votre séjour au Pays de Bourdeaux pour découvrir la sensation exceptionnelle d'un vol en biplace avec l'école de parapente du Pays de Bourdeaux www.tiptopbleuciel.com. Stéphane et son équipe vous accueillent pour un baptême, pour des stages d'initiation et de perfectionnement à l'art du vol en parapente.

Canöe Kayac La découverte du parapente ne vous suffit pas ? Que diriez-vous d'une promenade en canöe kayac portée par le courant de la rivière Drôme à travers les Gorges de Saillans par exemple. La Drôme est une rivière exceptionnelle car authentique ; une des dernières sans barrage. Idéale pour faire du canoë, elle prend sa source à La Bâtie des Fonds à 1060 m d’altitude et se jette dans le Rhône 110 km plus bas. Cette rivière méditerranéenne, vite chauffée par le climat provençal de la vallée de la Drôme, traverse les monts du Diois, passant par la sous-préfecture de Die, devenue célèbre grâce à son vignoble qui produit la fameuse Clairette de Die. Puis le détroit de Pontaix au pied les ruines du château féodal, ensuite la Drôme traverse la large plaine de Vercheny , les gorges de Saillans, jusqu’à Crest avec le plus haut donjon de France.

Escalade à Saou Amateurs d'escale et de sensations fortes, le village de Saou, situé à quelques kilomètres seulement de Bourdeaux est un paradis pour les alpinistes amateurs et chevronnés. Avec ses quelques 700 voies d'escalade de tous niveaux réparties sur les falaises de la forêt de Saou, vous pourrez vous initiez à l'escalade ou profiter pleinement de votre passion...

jeudi, décembre 11 2008

On aime les cyclistes

Tous les amateurs de cyclotourisme vous le diront, la Drôme est un vrai paradis ! Montées, descentes, plats, faux plats, courbes, cols… tous les ingrédients y sont ! Ce ne sont pas Monique et ses amis qui nous démentiront…

Vélocycliste CHOR-FEUIL05.gif Chorale01.gif junge-kantorei.gif






Certaines années, au WE de l’Ascension pour être très précis (parce qu’ils aiment la grimpette ?), ils nous reviennent… avec leur bonne humeur, leur K-way (au cas où), leurs mollets aguerris et leur enthousiasme ! Ils s’arrêtent ici pour une bonne douche, un dîner fort animé pris en commun, une nuitée, un petit déjeuner copieux puis poursuivent leur randonnée. Parfois, ils font une boucle et repassent deux jours plus tard aux Valentins avant de terminer leur voyage en gare de Crest, de Die, ou d’une autre petite gare sympathique, pour un retour sur Paris, Rennes, Marseille ou Grenoble. Dans cette bande de vrais copains, pas de super héros, pas de sportif professionnel, juste des amoureux de la très belle balade, de la belle nature, et qu’une même passion réunit… pour notre plus grand bonheur !

Il était une bergère

J’aime beaucoup mes animaux... En ce moment, je me régale avec les chiots de Colchique, j’admire les tout-petits lapereaux qui viennent de naître, et les petits poussins à peine sortis de l’oeuf... Je souffre aussi car mes chattes s’entêtent à mettre au monde de trop nombreux chatons qui n’ont rien à faire aux Valentins !!! En même temps, je suis évidemment débordée, mais toujours ravie d’aller traire mes chèvres, de faire des fromages, de bloquer la circulation quand je sors mon petit troupeau de l’autre côté de la route, d’aller nourrir ma volaille colorée et mon nouveau coq aux pattes plumées, je suis enchantée d’aller rendre visite à mes boucs qui me font des civilités, et je ne passe pas une journée sans brosser mes ânes ni leur donner un peu de pain dur pour entretenir l’amitié.
agneaux.jpg

François lui s’occupe et de ses cochons, et du fourrage, de l’entretien des parcs et du potager. Il me construit une superbe volière, repeint les volets, nourrit ses truites, débroussaille les bordures, ratisse la cour, désherbe les plates-bandes, bref, même s’il s’épuise, il continue de trouver les journées trop courtes !

Et voici que la semaine dernière, alors que François est parti avec son tracteur pour je ne sais quelle besogne, mes voisins me téléphonent pour m’annoncer que “le tondeur” est là, chez eux, et que je peux amener mes deux brebis pour la tonte d’été. Il est vrai que mes deux brebis doivent avoir chaud avec toute la laine qui leur est poussée sur le dos pendant l’hiver, une laine pleine de suint, et de couleur, disons-le, peu engageante. L’an dernier, pour un euro par bête, elles sont revenues de chez nos voisins, rasées de près, blanches comme neige, rénovées, en un clin d’oeil !

Le tondeur est un homme expérimenté, qui sait asseoir la brebis sur son derrière et qui avec une tondeuse électrique et beaucoup de dextérité leur fait peau rase en quelques minutes. Mais voilà, ce matin, François n’est pas là, mes brebis pâturent tranquillement avec mes chèvres de l’autre coté de la route, et sans le tracteur et la benne... impossible de les mener à 800 mètres de là. Je renonce donc à la tonte électrique, et je m’en remets au lendemain.Le jour suivant, le tondeur est parti, mais la laine qui couvre le corps de mes brebis est toujours là ! Guy, fidèle voisin qui ne jette jamais rien me propose “ses forces”...

Je m’étonne ! Il m’explique qu’on nomme ainsi les très gros ciseaux avec lesquels jadis on coupait la laine de moutons. Me voici donc, quelque peu désemparée, l’outil dans les mains, ma bonne volonté pour tout bagage...

La tonte de ma première brebis m’a pris une semaine à raison de 10 minutes le matin et encore 10 le soir... Voici comment cela s’est passé...

Pendant que ma brebis, de retour dans la bergerie, mange du bon foin, tenue au cornadis, je tourne autour d’elle, positionne les ciseaux, comme ci, non comme ça, je change de main, je recommence, bref, je m’essaye ! Ma brebis gesticule un peu, ce qui rend la tâche très malaisée... Je me décide enfin à y aller, et hop, doucement, prudemment, je trouve les gestes et les mots qui apaisent... Aux premiers coups de ciseaux, coup de forces, j’ai dégagé le cou, et ma brebis s’est offert un magnifique collier blanc... Le soir, je lui ai creusé le décolleté... puis, lentement, jour après jour, je l’ai complètement dévêtue, non sans application, sans quelques courbatures et de bonnes distractions pour mes voisins ! Pour la seconde brebis, bien sûr, j’avais un peu la main ! Premier jour, je lui fais le tee-shirt, second jour, je lui taille la culotte, et le troisième jour, je lui ôte le string !!!

Il était temps, le bélier s’impatiente, il emmène toutes ces dames à l’estive, pour la saison d’été, la saison des amours, et sûr, sûr que mes jolies brebis, dans leur belle robe blanche, ont toutes les chances de revenir pleines de promesses passer l’hiver au chaud.

Ah, comme on est bien aux Valentins !!!

La petite poule naine

C’est l’histoire d’une poule naine une kéké, comme on les appelle ici, d’un joli roux, avec une collerette noire, et qui n’a qu’une seule passion… la couvaison ! Elle vit chez nous depuis 6 ou 7 ans, et nous amuse toujours autant ! Plusieurs fois par an, lorsqu’elle se met en tête de couver… elle ne quitte plus son nid… et y passe jours et nuits ! La fermière comprend alors qu’il lui faut choisir de bons œufs de grosses poules, ou de belles canes, pour satisfaire la passion du petit animal et les glisser bien vite sous son doux plumage. Et là, pendant presque un mois, notre kéké jolie, la tête basse, l’œil mi-clos, les plumes ébouriffées au maximum pour cacher son trésor, va patiemment, dans le calme, et avec une grande abnégation, mener à bien son œuvre… Certes, la soif va l’attirer une fois ou l’autre hors du nid, elle en profitera pour picorer quelques grains, mais elle n’aura qu’une hâte, revenir sur ses œufs pour leur tenir bien chaud…

keke.gif

Lors de sa dernière couvaison, je lui ai confié deux gros œufs d’oie, deux beaux « cocos » énormes, bien blancs, qu’elle a vite fait glisser sous son ventre chaud, en s’étalant généreusement pour les couvrir intégralement… Vingt-huit jours ont passé et le miracle est arrivé ! Vous n’imaginez pas alors la fierté de cette petite poule naine lorsque ses deux poussins ont brisé leur coquille… Presque aussi grands qu’elle ! Deux magnifiques poussins qui, s’ils ont vite surpassé leur mère en taille, ne l’ont jamais quittée des yeux, la suivant partout et répondant amoureusement à tous ses « cot cot cot »… C’est un peu plus tard que les choses se sont gâtées…

Nous avons dans l’enclos des volailles une jolie petite mare. Nos poules prudemment s’en approchent pour se désaltérer, tandis que les palmipèdes s’y baignent plusieurs fois par jour…

Maman poule a donc emmené boire ses enfants… Quoi de plus naturel ? Mais lorsque ceux-ci ont mis une patte à l’eau, elle a immédiatement protesté violemment ! Et eux, dociles, ont obéi... Cependant, jour après jour, petit à petit, l’instinct étant plus fort que tout, les oisons y ont mis deux pattes, et puis le bas du ventre ! Alors mère poule s’est affolée, voletant au-dessus de la mare pour intimer ses ordres, qui n’ont pas, hélas, été suivis d’effet… Et nous de regarder tout attendris…Depuis, et pour ne pas délaisser ses petits, notre jolie poule naine, notre kéké mignonne, s’est rapprochée des palmipèdes, et tout ce petit monde, au départ fort cloisonné, grâce à elle, j’en suis certaine, cohabite désormais, en toute harmonie !

Aux Valentins, comme on est bien !!!...

La dinde de noël

S’il est un petit domaine que je fais vivre amoureusement depuis dix ans, c’est bien celui de la basse-cour.

Au départ, nous n’avions que quelques poules, mais au fil des ans sont arrivées de nouvelles espèces. Ce furent d’abord deux couples de canards qui s’ajoutèrent aux gallinacés. C’est ensuite que vinrent les pigeons, les pintades, et finalement... les dindes ! Je me demande encore pourquoi, mais jusqu’à maintenant, nous n’avons guère été chanceux avec cette espèce-là ! Le premier couple hébergé, tout juste sorti de l’oeuf, s’est fait rôtir sous la lampe qui était sensée lui tenir chaud... Le couple suivant a régalé le renard du coin, et le troisième a survécu quelque peu, juste le temps qu’il faut pour enchanter les visiteurs des Valentins. Le mâle, tout noir, avec ses excroissances sur la tête et ses caroncules colorées, fut baptisé Charles-Edouard ! Il aimait faire la roue en glougloutant, et se pavanait volontiers devant sa femelle, toute blanche, assez godiche il faut le dire, et, excusez du peu, surnommée Bérangère...

berangere.gif

Un vrai succès, ce couple-là, le clou de la basse-cour ! Mais là aussi, l’histoire a tourné court...

Cette année, nous avons acquis un nouveau couple de ces oiseaux extraordinaires, qui semblent venir d’un autre âge ou qui sait, d’une autre planète... Hélas, encore une fois, ça commence mal ! Le mâle ne survit pas, et, cette fois-ci, c’est au froid qu’il succombe...

Je décide alors de bichonner ardemment notre Bérangère et pour la protéger des autres volatiles, je l’abrite dans le pigeonnier. Bérangère s’étoffe et s’épanouit, tout en s’identifiant gravement à ses colocataires ! Non, elle ne roucoule pas encore, mais le sol ne l’attire pas et elle se perche volontiers, chaque jour un peu plus haut, jusqu’à prendre une position dominante dans le pigeonnier ! Elle s’en félicite et glougloute fièrement dès qu’elle nous aperçoit... ce qui, avouons-le, ne nous déplait pas !


charles_edouard.gif Comme il se doit, notre dinde maintenant devenue grassouillette peut enfin quitter le pigeonnier pour rejoindre la jolie basse-cour. Elle s’y intègre rapidement mais se révèle être d’une humeur quelque peu indépendante. Nous remarquons alors que c’est “essentiellement” notre compagnie qu’elle recherche... Peut être parce que nous avons particulièrement pris soin d’elle ? Ou parce qu’elle est seule de sa race sur notre vaste domaine ? Toujours est-il que.... force est de constater ! Ainsi, chaque matin, dès que j’arrive dans l’enclos pour nourrir mon petit monde, elle m’accueille gentiment, saute sur mes pieds et tend la tête vers mon seau avec avidité... Bien sûr, je cède à ses caprices... elle seule aura le privilège de picorer du blé avant toute autre volaille... Bérangère est une si adorable gourmande ! Lorsque nous sommes dehors, elle se tort le cou pour nous apercevoir, et se perche volontiers dans un arbre, sur le toit de la pergola, ou pire encore pour nous offrir quelques glou-glous gentils...

Je vous assure, Bérangère n’est pas une dinde ordinaire. Curieuse, bavarde, sociable, gourmande certes, elle a su en quelques mois, apprivoiser, il faut le dire, et le fermier et la fermière. Si bien que pour Noël, c’est sûr, c’est impensable, il n’y aura pas de dinde au menu... mais qui sait si Bérangère, l’originale, ne va pas souhaiter participer au repas avec nous, une serviette à carreaux autour du cou ??? Alors c’est décidé, pour Noël, y’aura du dindon, pas le dindon de la farce bien sûr, mais un vrai, un beau, un gros dindon, et ne vous y trompez pas, vous qui êtes invités à partager notre repas, car le dindon, à votre avis, c’est pour qui ? un Charles-Edouard ? ... Pour Bérangère bien sûr !

Ah, comme on est bien aux Valentins !!!

mardi, décembre 9 2008

Partage d'expériences à la Ferme des Valentins

Vous avez séjourné à la Ferme des Valentins dans l'un de nos gîtes ou l'une de nos chambres d'hôtes. Vous vous êtes reposé sur place, vous avez beaucoup bougé, vous avez fait un peu les deux... Il y a sûrement des moments que vous n'oublierez pas ! Temps forts, visites inoubliables, balades formidables ? Nous vous proposons de partager votre expérience et de donner envie au plus grand nombre de séjourner dans cette superbe région de France, encore trop méconnue, mais qui enchante tous ceux qui la découvrent.... Si vous avez également un message pour vos hôtes, le livre d'or est fait pour cela ! A vous de jouer !

lundi, décembre 1 2008

La musique !

On aime aussi la musique...

Chaque année, et pour notre plus grand plaisir, nous hébergeons plusieurs membres de la Chorale Allemande « Junge kantorei », dirigée par notre ami Joachim MARTINI. Sur 150 choristes, ils sont une trentaine à venir passer leurs vacances dans notre beau pays, et lorsqu’ils se réunissent aux Valentins, c’est la fête ! Nous n’oublierons pas le concert privé qu’ils ont donné dans notre jolie cour dont l’acoustique s’est révélée excellente !

CHOR-FEUIL02.gif CHOR-FEUIL05.gif Chorale01.gif junge-kantorei.gif








Nos amis François et Jacqueline, eux aussi, nous ont fait la joie de se produire «en famille» avec leurs instruments respectifs pour rendre hommage à Mozart, Bach et bien d’autres… François au violon, Jacqueline au violoncelle, Justine à la flûte à bec, Charlotte à la flûte traversière, et leur amie Mathilde, au violoncelle également… Ils ont été vivement plébiscités par tous les spectateurs, amis, enfants, et bien sûr nos hôtes en gîtes… et nous nous souvenons notamment de l’émotion ressentie par les plus jeunes qui, ce jour-là, ont assisté à leur tout premier concert…

Margot s'est fait la malle...

Arrivés à l’automne 1997 dans ce joli coin de Drôme, nous avons soufflé l’année suivante notre première bougie avec émotion et allégresse…

Allégresse parce que notre intégration est en bonne voie (grâce notamment à nos merveilleux voisins), également parce que nous avons la joie d’ouvrir notre premier gîte et d’avancer ainsi dans notre projet d’accueil. Émotion aussi, parce que le rêve devient réalité. Nous sommes à la tête d’un joyeux petit cheptel qui fait de nous de vrais fermiers ! Pour fêter l’événement, après les poules, les lapins, les canards et les chèvres, nous hébergeons une nouvelle pensionnaire, une grosse truie de réforme, qui nous vient d’un élevage voisin, et que nous baptisons gentiment Margot !

Margot

Mais outre l’allégresse et l’émotion, il y a aussi des matins pas comme les autres… comme ce matin du mois d’octobre, où nous sommes réveillés à l’aube par un coup de téléphone de notre voisin :

« Allô Nicole ? Tout va bien ? Tu n’as rien perdu ? Regarde bien aux Valentins s’il ne te manque pas quelque chose »

Vite levée, je me précipite dans la cour… où je constate que la porte de la porcherie est grande ouverte…

MARGOT S’EST FAIT LA MALLE ! Depuis une semaine qu’elle a élu domicile chez nous, elle n’a rien mangé, refusant la purée « maison », les mixtures du fermier (mijotées lentement, salées et relevées à point…), ne trouvant de plaisir que dans la boisson (de l’eau, rien que de l’eau, je vous le jure !). Notre expérimenté voisin, venu diagnostiquer une anomalie quelconque, n’a rien trouvé de suspect… sinon que Margot, sans doute en raison du stress intervenu lors de son déménagement (transport en camion, intégration dans une porcherie bien paillée, elle qui ne connaissait que le béton…) nous faisait « ses chaleurs », ce qui généralement contrarie l’appétit. OUF, tout va bien… d’ici quelques jours, elle mangera, c’est sûr ! Et bien non, huit jours plus tard, Margot ne mange toujours pas ! En désespoir de cause, nous lui avons acheté de la farine du commerce, berk, avec conservateur, antibiotiques et autres… et, à notre grande surprise, elle s’est jetée dessus, et a tout englouti avec une satisfaction non dissimulée, des bruitages édifiants… l’appétit lui est brusquement revenu !!! Ce soir-là, nous nous sommes donc couchés, elle et nous, heureux, confiants en l’avenir. Margot a retrouvé l’appétit, chic, chic, chic !

Margot 02

Hélas, ce matin la porcherie est vide, quelle tristesse aux Valentins !

« Mais voyons, l’ami, comment sais-tu que nous avons perdu quelque chose aux Valentins ??? »

Notre voisin nous explique alors qu’il n’a pas dormi de la nuit… Ayant entendu ses chiens aboyer furieusement, il s’est levé et a identifié au sol des traces de sanglier… a estimé que la bête devait peser au moins 100 kilos, … s’est mis aux aguets… a patienté un peu, mais attendu en vain ! Deux heures plus tard, vacarme dans sa cour… aboiements répétés, il se relève, il sort et bizarrement voit la nuit «en rose » ! En effet, c’est la Mère Margot qui se fraye un passage dans sa cour, renverse quelques potiches, piétine quelques plantes, fait son inventaire, et tente de pénétrer dans la bergerie… Notre voisin l’en empêche comme il peut et la dirige tant bien que mal vers un parc électrifié… Au moins, il va pouvoir rentrer au chaud, et dormir un peu… Nenni, Margot pète la clôture et continue son escapade… mais notre ami la perd de vue, se recouche et inquiet, décide de nous avertir aux aurores..

Hé bien, quelle déveine… Margot est elle partie sur la route ? Aurait t-elle provoqué un accident ? Est elle partie dans la vaste campagne ? Mais alors, comment la retrouver ? François avale rapidement son café et sort précipitamment à la recherche de l’animal. A peine dehors, il entend du bruit vers notre chèvrerie… et y découvre Margot, flairant la luzerne et tortillant son gros popotin (hé hé 300 kilos de bonne charcuterie !) avec entrain. Incroyable ! Elle est revenue aux Valentins ! Quelques méfaits ? Même pas, avec son groin, elle a juste ouvert la porte du clapier, mais notre gros lapin n’a pas pas daigné goûter à la liberté. Pensez donc, ici on est trop bichonné ! Lorsque François raccompagne la fugueuse dans sa porcherie, elle se montre extrêmement docile, un exemple de sagesse notre jolie truie, satisfaite sans doute d’avoir vérifié que les animaux sont bien traités ici, et qu’on s’en inquiète lorsqu’ils découchent… Quel culot quand même !

Juste après l’incident, pendant que j’écrivais ces lignes, la Reine Margot ronflait au chaud, et se payait une grasse matinée telle que notre voisin, fatigué de sa nuit, lui, a bien pu en être jaloux !

Ah, je vous le dis, aux Valentins comme on est bien !!!

Joséphine

Les poules, comme les humains, nul ne l’ignore, ne sont pas éternelles…

Ainsi, lorsqu’elles sont jeunes et pleines de vie, elles sont de bonnes pondeuses qui nous offrent leurs œufs. Au bout d’un an déjà, la ponte diminue, mais nous savons, François et moi, que lorsque nos poules seront bien vieilles, elles pourront accompagner avantageusement quelques légumes d’hiver et rassasier notre petite famille. Ainsi va la vie des poules à la ferme….Voilà pourquoi, tous les deux ans environ, j’acquière un lot de poulettes prêtes à pondre qui va prendre la relève de mes anciennes pondeuses, que je bichonne encore un peu et qui sont, vous l’aurez compris, en sursis.


josephine.jpg

Cette année, ayant essentiellement des volailles blanches, j’opte pour un lot de poules rousses. Vite adoptées par l’ensemble des autres volatiles, une seule poulette se voit rejetée et mise à l’écart. Elle se morfond et d’ailleurs ne pond pas… Un matin, je la découvre terrée dans un coin du poulailler, quelques perles de sang sur la tête… Horrifiée, je l’abrite dans une remise et la soigne gentiment. Lorsque je la remets avec ses congénères, le même scénario se produit et la situation ne tarde pas à s’aggraver. Les canards la pourchassent, les oies la pincent à la moindre occasion, et les poules l’attaquent. La pauvrette est à nouveau blessée. Que faire ? Je reprends ma poulette, et la soigne encore, puis au bout de quelques jours, ne sachant qu’en faire, je la mets dans la chèvrerie avec une caisse en bois bien paillée pour la nuit…

Le lendemain, oh surprise, j’ai un bel œuf et une poulette qui paraît en pleine forme ! Désormais chaque matin, lorsque je sors mes chèvres, elle m’accompagne en caquetant, heureuse de picorer l’herbe verte…Lorsqu’en fin de journée, je rentre mes chèvres, elle sait que l’heure est arrivée et regagne son logis trop heureuse d’assister à la traite ! Elle attend gentiment, car Joséphine, tel un petit chaton, boit son lait de chèvre matin et soir dans sa petite écuelle !

Les jours passent et la poulette prend ses marques. Si elle se refuse encore catégoriquement à côtoyer la basse-cour, le reste de la ferme lui convient parfaitement. La solitude ne semble guère lui peser, et, comme c’est décidément une poule « à part », je me décide à lui donner un petit nom, j’ai nommé Joséphine !

Nos deux chiens, qui ne tolèrent pas qu’une poule sorte de l’enclos qui leur est réservé, ont compris que Joséphine avait un statut particulier. Elle n’est jamais pourchassée ni renvoyée dans ses quartiers, elle se promène à son gré et s’enhardit au fil des jours.Elle fréquente assidûment le gîte provençal et chaque semaine se lie d’amitié avec les nouveaux locataires… Les uns nous diront qu’elle aime les miettes de pain, les suivants avoueront qu’elle a terminé la purée, d’autres encore l’inviteront chaque midi à sauter sur la table de jardin pour partager un petit pot (avec une préférence pour Blédina… chut !) en compagnie de Bébé !!!

Depuis, les vacanciers sont partis, mais Tante Antoinette est venue profiter de l’automne et se reposer chez ses neveux préférés… Hum, les bonnes tartelettes de Tante Antoinette… et ce n’est pas Joséphine qui nous contredira !

Voilà, les photos en témoignent, Joséphine est, j’ose le dire, une poule de compagnie….. Et parce qu’elle aime la vie, je l’ai plus d’une fois surprise, s’introduisant dans la basse-cour pour rendre visite à notre Coq, pour ressortir hâtivement, en s’ébrouant, incognito, avec la dignité que vous imaginez…

Encore un animal des Valentins qui ne finira pas dans l’assiette, mais qui a toutes les chances de mourir de vieillesse….

Ah, aux Valentins, comme on est bien !

jeudi, janvier 1 1970

Randonnées pédestre, équestre, vélo, vtt

Pré de l'ane La montagne de Couspeau : Quoi de mieux pour commencer votre séjour qu'une belle randonnée pédestre qui vous amènera après 2 ou 3 heures de marche jusqu'au Grand Delmas, point culminant de la montagne de Couspeau, à 1550 mètres d'altitude. Durant cette randonnée, vous découvrirez au gré des sentiers une faune et une flore très diversifiées et pourrez observer de nombreuses espèces végétales et animales typiques de la région. Arrivés au sommet, vous pourrez profiter d'une vue imprenable sur la région, le Mont Ventoux, le Vercors mais aussi les Alpes et la Vallée du Rhône. C'est le moment de pique niquer en famille et de se ressourcer au grand air avant d'aborder la descente. Vous pourrez retrouver votre voiture en bas du sentier mais si vous souhaitez ne pas revenir sur vos pas et faire une plus longue randonnée, interrogez-nous et nous vous accompagnerons en voiture jusqu'au point de départ afin de vous permettre de rentrer à pied... jusqu'à la ferme des Valentins.

Mais aussi de nombreuses autres randonnées pédestres tous niveaux. Nous vous renseignerons sur les belles balades de la région !

Momo10.gif Vélocyclistes et VTTistes : Les sentiers de randonnées pour les amateurs de VTT et de vélo sont innombrables. La Drôme à vélo, c'est connu et c'est bien pour ça que le Tour de France y passe presque chaque année. Autrement dit, comment faire une synthèse de toutes les possibilités de balades et de randonnées à vélo de la région tant elles sont nombreuses, autrement qu'en vous disant que si vous aimez ça, vous ne vous trompez certainement pas en choisissant de passer quelques jours et plus dans la région. Quoi de mieux que de découvrir ce pays à vélo !!!

Randonnées équestres : Vous avez essayé la randonnée pédestre, la randonnée à vélo ou VTT mais avez vous déjà essayé une balade à cheval ou avec un âne bâté ? A Bourdeaux et ses environs, tout est possible ! Demandez-nous conseil. La randonnée avec ânes bâtés est idéale et originale et séduira les adultes et bien sûr tous les enfants !